Nicolas Sarkozy avait annoncé la création de 200 000 offres de garde d’enfants d’ici 2012, dont la moitié en accueil collectif.
Cet engagement ne répond pas aux besoins alors que notre pays connaît une période de grande vitalité démographique et que plus de 60 % des enfants de moins de trois ans sont gardés par leurs parents la majeure partie de la semaine.
Non seulement les objectifs du gouvernement sont insuffisants, mais en plus, il cherche à promouvoir des modes d’accueil qui dégradent la qualité de la prise en charge des tout-petits : des jardins d’éveil privés au lieu des crèches et des « maisons d’assistantes maternelles » qui échappent aux règles de fonctionnement des structures collectives. La scolarisation dès deux ans, dont il a été prouvé qu’elle permettait de réduire les inégalités entre les enfants est progressivement remise en cause et à Roubaix les efforts considérables entrepris seraient remis en cause.
La diminution de l’exigence de formation des assistantes et assistants maternels et l’accueil en surnombre dans les crèches rendent impossible les activités d’éveil et portent atteinte à la sécurité même des enfants.
Le Parti Socialiste demande à Nadine Morano, Secrétaire d’Etat à la Famille, de revoir sa copie en concertation avec les élus locaux et les professionnels de la petite enfance.
Il réaffirme son attachement à la création d’un véritable service public de la petite enfance, non soumis à la directive « Services » et dont l’offre d’accueil, diversifiée, fiable et solidaire, doit permettre de répondre aux besoins de chaque famille.
Renaud TARDY
Vice-Président du Conseil Général.
La section de Roubaix du Parti Socialiste n'a pas souhaité se joindre à l'invitation qui lui a été faite par l'association " Les Ami(e)s de Klimato" ce mercredi 2 décembre à Roubaix
considérant que les conditions partenariales de préparation de cette conférence de presse n'étaient pas réunies.
« Dans chacune des actions, notamment celle récente d'action pour le soutien au statut public de La Poste, les socialistes roubaisiens s'attachent à travailler très en amont avec ses partenaires
de gauche pour la réussite de l’événement.
L'invitation très tardive qui nous a été faite ne permettait donc pas de répondre favorablement.
Néanmoins, nous partageons avec les "Ami(e)s de Klimato" le souci de l'importance des décisions qui seront prises au sommet de Copenhague pour stabiliser le réchauffement climatique.
Etre ambitieux à Copenhague
Pour les socialistes, le sommet de Copenhague doit aboutir à des décisions précises, lisibles, contraignantes et vérifiables : les pays riches, qui portent une responsabilité majeure dans la
dette écologique mondiale que nous accumulons depuis plusieurs décennies, doivent se fixer des objectifs ambitieux de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, pour qu’ils atteignent
collectivement en 2030 une baisse de 40% par rapport à 1990.
Les premières annonces du Brésil et de la Chine sont novatrices, celles des Etats Unis insuffisantes, celles de l’Inde et des autres pays émergents sont attendues, car leur engagement sera
essentiel au succès de Copenhague.
Au-delà des engagements des différents Etats, ce sommet doit être l’occasion pour la communauté internationale de manifester de la manière la plus nette sa solidarité à l’égard des pays les plus
pauvres.
Question Ecologique et Justice Sociale
Au-delà des engagements chiffrés, qui sont déterminants, les Etats présents devront aussi montrer leur détermination à s’engager vers un nouveau modèle planétaire de développement économique,
social et écologique. Il est clair que nous ne parviendrons pas à atteindre des objectifs ambitieux si nous ne changeons rien de nos modes de production, de consommation de chaque citoyen et de
partage des richesses.
Pour les socialistes, derrière la question écologique se joue celle de la justice sociale; le développement humain ne pourra être soutenable que s'il est démocratique et juste socialement (cf. la
proposition d'une contribution climat-énergie élargi aux entreprises et à la consommation d'électricité)
Les collectivités s'engagent
Les socialistes du Nord Pas de Calais, conscients que l'échelon territorial est crucial pour le changement climatique, n’ont pas attendu Copenhague pour engager dans les collectivités
territoriales qu’ils dirigent des politiques innovantes et audacieuses. Déjà, une part importante des budgets des régions, départements et villes est consacrée aux transports collectifs (TER,
Métro...), au développement des énergies renouvelables ( éolien, photovoltaïque...), aux aides aux particuliers destinées à l’efficacité et à la lutte contre la précarité énergétiques ( isolation
des logements, normes HQUE dans la rénovation urbaine, politiques d'éco-citoyenneté...). Ils sont bien décidés à amplifier encore leur action pour que les territoires se mobilisent afin
d’atteindre les objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre."
A l’initiative de l’Union sociale pour l’habitat, les Etats généraux du logement ont réuni les acteurs du logement dans le but de remettre au gouvernement des propositions pour améliorer la situation de logement en France. C’est une initiative à saluer, qui vise à susciter un véritable électrochoc.
Il ressort de ces débats une condamnation sans appel de la politique injuste et inefficace du gouvernement : la défiscalisation pour les propriétaires, de ponctions budgétaires permanentes sur le logement social, le dogme du « tous propriétaires » qui entretient la spéculation.
Contre ces mesures coûteuses et contreproductives, les Etats généraux ont rappelé que la priorité devrait être de construire pour faire baisser les prix. Le Parti Socialiste se félicite que ces Etats généraux aient retenu toute une série de propositions qu’il partage :
- la mise en place de mécanismes de régulation du foncier avec une nouvelle fiscalité foncière ;
- la construction massive de logements locatifs sociaux et surtout très sociaux ;
- la participation du parc locatif privé à la création de logements à loyers modérés ;
- la limitation des dépenses liées au logement en réévaluant les aides à la personne ;
- la mise en œuvre de solutions adaptées pour les jeunes qui passent par leur solvabilisation.
Le gouvernement ferait bien d’entendre ces propositions !
Renaud TARDY
Vice-Président du Conseil Général
La réforme qui est actuellement en discussion peut sembler éloignée des préoccupations quotidiennes des Roubaisiens comme une querelle entre élus pour savoir qui va perdre, qui va gagner…
Sarkozy veut passer en force, supprimer 3 000 élus comme si c’était un gage d’une démocratie qui allait mieux se porter…
Il faut d’abord rappeler que :
73 % des Français sont opposés à la suppression des Départements et 78 % sont satisfaits de l’action du Conseil Général.
C’est donc bien contre les Français que cette réforme est voulue par Sarkozy.
Nous en avons l’habitude, mais ce n’est pas pour ça que le Parti Socialiste entend rester sans réagir face à un piège politique redoutable, qui aura, soyez-en sûrs, des conséquences néfastes pour
la vie quotidienne des Roubaisiens.
Il est important de rappeler (c’est si loin !) les avancées majeures pour la démocratie locale qu’ont représenté les lois de décentralisation voulues par François Mitterrand en 1981.
Au lieu de renforcer la décentralisation, gage de meilleures décisions puisque plus proches de citoyens mieux associés à la délibération communale, le choix de l’UMP est celui d’un «
tripatouillage politicien ».
La création des conseillers territoriaux en témoigne.
On connaissait le « moins de fonctionnaires », « moins de juges indépendants », « moins de services publics », « moins de médecins » (et j’en passe, le lecteur pourra compléter la liste), voici
venu le temps du « moins d’élus ».
Depuis quand la suppression de représentants élus est-elle un gage de meilleure démocratie ?
Mais il y a pire : ainsi un candidat pourrait être élu conseiller territorial avec moins de 20 % des suffrages !
A Roubaix, la population a besoin d’élus proches, disponibles, ce qu’interdira l’accroissement délirant de leurs responsabilités s’ils deviennent :
- des Conseillers généraux pour une population deux fois plus importante,
- et des Conseillers régionaux
Pour le Gouvernement, il s’agit bien de faire main basse sur les territoires locaux en ayant à faire face à moins d’élus, devant faire face à plus de missions, sans plus de moyens.
Pour l’UMP, la volonté est de faire tomber à droite par le découpage électoral, les collectivités territoriales que la gauche a conquises et qu’elle gère à la satisfaction des citoyens.
Avec les Conseillers territoriaux, les Roubaisiens seront en réalité privés de leurs élus.
C’est une véritable recentralisation que la droite veut opérer.
Or, les collectivités locales qui assurent 75 % des investissements publics avec une dette 10 fois moins importante que celle de l’Etat, et sans aucun déficit.
« Le diable se cache dans les détails » : c’est particulièrement vrai ici quand le Gouvernement (mais est-ce vraiment lui ? n’est-ce pas la seule volonté du Président Sarkozy ?) envisage la
suppression de la clause dite de « compétence générale ».
Concrètement cela signifie pour Roubaix que ni le Département, ni la Région ne pourront intervenir dans des domaines généraux.
Fini le soutien aux associations locales, sociales, sportives, culturelles, etc… qui grâce à l’action d’animateurs bénévoles se dévouent pour les Roubaisiens qui en ont besoin.
L’intégralité de la charge serait reportée sur la ville qui ne pourra évidemment pas faire face.
La fin des co-financements entraînerait des conséquences négatives pour Roubaix qui a besoin de la solidarité pour répondre aux besoins de ses habitants.
Une manipulation électoraliste, une recentralisation nuisible, un affaiblissement des élus…
Qui peut croire que Roubaix et ses habitants n’en souffriront pas ?
C’est la raison pour laquelle les socialistes roubaisiens se mobilisent, comme ils se sont mobilisés contre la privatisation de la Poste, en faveur d’un nouveau mouvement de
décentralisation.
Il faut faire confiance à la démocratie locale et de proximité et ne pas opposer les électeurs et élus.
Chaque collectivité locale, avec une compétence bien définie, pourra définir en accord avec les autres les interventions jugées importantes pour les habitants.
Ces enjeux sont importants pour Roubaix qui a besoin de l’engagement de tous ses partenaires, qu’ils financent ou qu’ils mettent en pratique dans notre ville les actions dont les Roubaisiens ont
besoin.
Renaud TARDY
Vice-Président du Conseil Général
" Mercredi soir, la fête des véritables supporters de l'équipe d'Algérie qui démarrait dans une ambiance chaleureuse et bon enfant, a été gaché par des
bandes de casseurs qui ont notamment à l'Epeule crée des scènes de guerrilla urbaine: coupure d'électricité, vitrines brisées, véhicules incendiés, attaque des pompiers...
Ces faits sont inqualifiables, scandaleux et lâches.
Qui va payer pour ces dégats ?: le contribuable roubaisien, le salarié qui voit sa voiture partir en fumée et ne pourra se rendre à son travail, les
supporters eux-mêmes qui sont mis dans le même sac que les casseurs ?
Rien ne peut excuser ces actes qui ont été le fait d'adultes et de mineurs pour lesquels la sévérité de la justice doit s'appliquer.
La fête a été gaché; faisons tous en sorte que cela ne se reproduise plus et que la loi républicaine s'applique ici comme ailleurs . "
La semaine de la solidarité s’est achevée vendredi 20 novembre par une représentation de la troupe de théâtre Tous Azimuts (bien sûr, il y avait d’autres spectacles, débats, etc…, mais je veux seulement insister sur cette représentation exemplaire).
Il n’est pas évident pour tout le monde que Roubaix doive s’engager dans des actions de solidarité internationale.
Le discours des sceptiques est aussi franc qu’il est à côté de la plaque : « il y a trop de misère ici pour que l’on doive s’occuper de ce qui se passe loin de chez nous ».
Pourtant, la vie avec les autres ne s’arrête pas aux frontières de la commune. Roubaix est une ville internationale. Elle s’est créée comme telle et elle vit comme ça.
Roubaix sait faire vivre des habitants de tous horizons.
La solidarité entre les générations, entre les cultures, s’exprime à travers le foisonnement des initiatives des associations.
Il est logique que cette solidarité se concrétise au-delà de nos frontières et c’était tout l’intérêt de cette semaine de la solidarité internationale.
C’est une initiative de la Communauté Urbaine de Lille et notre élu chargé de cette question, Moustapha Maïmouni ne s’y est pas trompé : il fallait que les Roubaisiens qui doivent porter ce travail difficile voient leurs efforts reconnus et surtout « mieux connus » du grand public.
Cela nous a donné l’occasion d’assister ce vendredi à une pièce de théâtre jouée par « Tous Azimuts ». Personne ne sera étonné de constater que c’est le Pôle Jeunesse Deschepper qui accueillait cet instant magique où, presque sans paroles, un homme et une femme, « Sel » et « Poivre » nous ont, de manière plaisante et légère, conté ce qui se joue chez nous.
Abreuvés de consommations inutiles, nous sommes trop souvent lassés par les sollicitations de ceux qui ont besoin de notre aide.
Dans le Sud, la jeunesse est prête à braver tous les risques pour récupérer les miettes de notre opulence.
Au final, c’est un message plein d’espoir et qui nous donnait, disons-le d’un mot : la « pêche ».
Tous ça pour dire que ça se passe comme ça à Roubaix : des gens agissent pour les autres ; tout le monde se mobilise pour que des moyens soient déployés... et ça se termine avec le sourire.
Cette soirée était assez exemplaire puisqu’elle a réussi à mêler les initiatives des associations, l’appui de la Mairie, le talent des associations culturelles et l’enthousiasme des habitants !
Il faut souhaiter que cela puisse continuer à nous donner envie d’agir pour que la solidarité internationale continue de vivre à Roubaix.
Je salue le talent de Patrick Brasseur et de son équipe qui ont réussi à dire avec drôlerie ce que de longs discours ont souvent du mal à faire passer…
Renaud Tardy
La section de Roubaix du Parti Socialiste invite l'ensemble des forces de gauche, partis politiques, organisations syndicales et asssociatives à une mobilisation massive pour défendre le statut de La Poste.
Voilà le texte de l'invitation : "
Nicolas Sarkozy a décidé de maintenir son projet de changement de statut de La Poste.
Malgré l'opposition d'une majorité de Français, le gouvernement s'entête à vouloir privatiser le service public postal.
Le projet de changement de statut de La Poste va priver la puissance publique d'un outil essentiel de l'aménagement du territoire et menacer ses missions de service public
Depuis bientôt un an , le Comité National contre la privatisation pour un débat public et pour un référendum sensibilise les citoyens.
Le projet de loi du 27 juillet marque une étape majeure dans le processus non assumé de privatisation auquel il faut nous opposer.
Pour réussir la mobilisation contre ce projet et donner à la votation citoyenne que le Comité National a décidé de lancer partout en France samedi 3 octobre, je vous propose de nous rencontrer mardi 22 septembre à 18 h 30 au siège du Parti Socialiste afin d'organiser ensemble la riposte et la réussite des votations citoyennes sur l'agglomération roubaisienne.
En février dernier, un collectif roubaisien d'associations, d'organisations syndicales et de partis politiques ( PS, PC et Verts), lançait un appel pour une coopération durable avec une ville de Palestine.
La Ville de Roubaix a entendu cet appel et vient de prendre une décision majeure, au Conseil Municipal du 25 juin, en souhaitant mettre en place cette coopération dans les semaines qui viennent.
Nous pouvons tous nous féliciter de cette décision qui rencontrera en Palestine un écho certain.
Pour tous les partisans de la paix et du rapprochement entre les peuples, elle est la promesse que le monde peut changer grace aux initiatives citoyennes.
Dans ce projet, la ville ne devra pas oublier l'action que mène depuis des années des associations, des militants en faveur de la reconnaissance des droits du peuple palestinien.
J'appelle donc de mes voeux, en tant que représentant du Parti Socialiste au sein du Collectif pour une coopération durable avec la Palestine, une collaboration active et fructueuse entre les services de la ville et les associations pour faire vivre ce projet.
Jacques Fontaine
Seize associations ont écrit au ministre de l'Immigration pour se plaindre de son attitude. Parmi les signataires: Emmaüs France, la Cimade, le Secours catholique-Caritas, RESF, le Gisti,
la Ligue des droits de l'Homme... La section relaie l'information.
Seize associations ont écrit à Eric Besson pour dénoncer le "mode de relation agressif" du ministre de l'Immigration, a-t-on appris mardi 12 mai.
Dans cette lettre datée de lundi, les seize associations de défense des droits des plus démunis et des immigrés jugent
"préoccupant" l'attitude du ministre.
Cette lettre a été envoyée peu après des échanges très virulents entre Eric Besson et la Cimade, au sujet de l'aide aux étrangers dans les centres de rétention. Le ministère et les associations sont
également engagés dans une controverse opposant sur le "délit de solidarité", instauré selon elles par le Code d'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (Ceseda).
"En contradiction avec vos dires"
Ces associations rappellent que le ministre leur a "envoyé un courrier très critique" à l'occasion des rassemblements contre le "délit de solidarité" organisés le 8 avril dans 90 villes de
France.
"Le mode de relation agressif que vous semblez vouloir instaurer avec les associations qui interviennent sur des questions de précarité nous paraît préoccupant", écrivent-elles à Eric Besson.
La rédaction de l'article L 622-1 du Ceseda "est en contradiction avec vos dires en ce qu'elle ne distingue nullement entre les passeurs qui exploitent la détresse des migrants et les citoyens
agissant par humanité et pour la défense des droits fondamentaux", poursuivent-elles.
Cet article punit de 5 ans d'emprisonnement et d'une amende de 30.000 euros "toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le
séjour irréguliers d'un étranger en France".
"L'intimidation crée des dégâts"
"Vous savez fort bien que des actions judiciaires ont été engagées ces derniers temps, à l'encontre de militants de causes humanitaires au seul motif qu'ils avaient porté secours à des personnes sans
papiers", écrivent les associations. Elles font valoir que "même quand les poursuites ne se terminent pas par une condamnation, le mal est fait, l'intimidation crée des dégâts (...) destinés à
empêcher toute aide aux personnes sans papiers".
"C'est ce que nous dénonçons, c'est ce que vous défendez, en refusant de changer la loi", conclut le texte signé notamment parEmmaüs France, la Cimade, la Fnars, le Secours catholique-Caritas, le
réseau éducation sans frontières (RESF), le Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti), Médecins du Monde et la Ligue des droits de l'Homme.
(Nouvelobs.com)
Programmée en 2003 mais repoussée, la Loi Responsabilités des Universités votée au cœur de l’été 2007 avait l’ambition de réformer l’université et de lui donner les moyens de son ambition.
Cet engagement de Nicolas Sarkozy est aujourd’hui clairement battu en brèche par le Président de la République qui n’a pas jugé bon, il y a un an, de consacrer un véritable budget à l’enseignement supérieur et à la recherche.
Le constat est édifiant : échec important au premier cycle universitaire, précarité accrue des étudiants, manque de moyens matériels et humains des universités, stigmatisation des personnels et des étudiants « responsables de leur propre échec »...
Le Parti Socialiste avait, à l’époque, dénoncé le manque d’ambition de la loi portant principalement sur la question de l’autonomie et du pilotage des universités tout en laissant les dossiers majeurs de côté. C’était laisser croire que l’autonomie des universités allait, comme par miracle, régler les problèmes structurels des établissements !
La marche forcée vers l’autonomie provoque depuis 2 semaines la contestation des enseignants chercheurs rejoints dans leur mouvement par les étudiants inquiets de leur avenir. La coordination nationale qui s’est constituée demande, depuis quelques jours, non seulement le retrait du décret de 1984 relatif au statut et à la carrière des enseignants chercheurs mais aussi une nouvelle loi qui « garantirait effectivement la démocratie, la collégialité, l’indépendance, la liberté et l’égalité entre les universités et les domaines de recherche ».
Elle exige, en parallèle, le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de recrutement des personnels, le maintien des grands organismes de recherche. Cette coordination est maintenant relayée par des présidents d’université (appel de la Sorbonne) invitant à la mobilisation massive quand le ministère, pour toute réponse, a répondu par une tentative de médiation, illisible.
Dans le même temps d’autres feux couvent. Les futurs enseignants, les personnels et formateurs des IUFM refusent catégoriquement les nouvelles modalités de recrutement et de formation considérant que la préparation et l’exercice du métier sont largement fragilisés.
Enfin la masse des étudiants attend toujours que l’on prenne en compte la difficulté d’étudier et de vivre, s’inquiète de la montée des inégalités et de la spirale de l’échec quelquefois programmé ...
Pour toutes ces raisons et constatant l’évitement du gouvernement, les manifestations et grèves continuent la semaine prochaine, du primaire à l’université, victimes de réformes jamais négociées, toujours imposées.
Pour toutes ces raisons, la Fédération du Nord appelle ses militants, et plus largement tous ceux qui souhaitent la préservation du service public d’éducation, à se mobiliser largement Jeudi 19 février autour des actions et manifestations académiques prévues par les intersyndicales du secondaire et du supérieur. (14h30, Porte de Paris, Lille)
La Fédération du PS rappelle que le débouché politique existe comme l’a souligné Martine Aubry : moratoire sur les réformes en cours, retour des créations de postes et réponse à l’exigence des partenaires par l’ouverture de vraies négociations.
Une nouvelle fois hier soir,l’intervention de Nicolas Sarkozy s’est limitée à des effets d’annonce qui n’ont pas réussi à masquer ses hésitations et ses incohérences.
Aucune nouvelle mesure n’a été annoncée, sauf la suppression de la taxe professionnelle en 2010, sans compensation définie ni même envisagée, ce qui ne manquera pas d’accentuer encore les difficultés de collectivités territoriales qui sont les premières à investir aujourd’hui.
Le Président de la République, sans surprise, a annoncé qu’il poursuivrait sur la même voie.
Ainsi, le monde change sous nos yeux, il l’a lui-même reconnu, mais rien ne saurait le faire dévier de sa politique.
Il a rejeté toute tentative de relance par la consommation et nié les problèmes de pouvoir d’achat des Français.
Ainsi, la crise serait une crise de confiance venue de l’étranger. Pourtant la France était déjà affaiblie par les politiques gouvernementales engagées bien avant le déclenchement de la crise financière.
Face aux difficultés des Français, aucune décision n’a été prise et tout est renvoyé à la discussion entre partenaires sociaux, le 18 février.
Nicolas Sarkozy s’est contenté de recycler les mesures déjà annoncées (projets d’investissement, convention UNEDIC...). Concernant l’indemnisation du chômage, aucune somme n’a été évoquée ; pour les salariés SMICARDS, aucune mesure claire.
Entêté, acharné jusqu’à l’incohérence, Nicolas SARKOZY est ce soir un président sans voix, sans proposition. Le décalage entre lui et les attentes des Français a sauté aux yeux. Pendant ce temps là, la crise s’accentue et la France perd du temps.
Les armes se sont tues à Gaza laissant derrière les chars un champ de ruines et de morts. En 22 jours : 1 300 tués dont 413 enfants et 108 femmes, 5 500 blessés.
L’émotion et le soutien de l’opinion publique au peuple palestinien ont été et restent forts dans le monde entier, y compris en France.
Ce conflit, nous le rappelons avec force, est un conflit politique et non un conflit religieux ou entre communautés. Israël n’a pas l’intention de négocier véritablement.
La communauté internationale doit continuer à se mobiliser pour condamner et réclamer la levée totale du blocus de la bande de Gaza sous lequel le peuple palestinien étouffe depuis bientôt deux ans et réclamer l’ouverture des points de passage, pour que les habitants de cet espace si meurtri puissent accéder de nouveau à une vie plus normale .
Elle doit également aider à développer l’aide humanitaire et la reconstruction de Gaza, faire connaître la situation des Palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem-Est où expulsions et démolitions n’ont jamais cessé et où la colonisation se développe rapidement, faire entendre sa voix pour un Etat palestinien et faire connaître l’action des bâtisseurs de paix en Israël et en Palestine.
Nous défendons les valeurs de démocratie et de laïcité, et au regard des évènements en Palestine, nous voulons mettre en œuvre des actions promouvant la paix, la justice et la solidarité.
Nous entendons, associations, organisations syndicales, partis politiques de gauche de l’agglomération roubaisienne, travailler tous ensemble pour faire reconnaître les droits fondamentaux du peuple palestinien.
Nous sommes aux côtés du peuple palestinien qui souffre et nous voulons affirmer notre solidarité en nous engageant pour le long terme.
Le temps est venu de marquer notre engagement en démarrant un partenariat concret et durable avec la Palestine. Les Palestiniens nous demandent d’être solidaires politiquement et de tisser des liens durables avec eux.
Dans un premier temps, nous proposons d’élaborer une charte de partenariat, d’échanges et de développement afin de répondre aux principales préoccupations des Palestiniens dans divers domaines ( associatif, culturel, syndical, humanitaire...)
Afin de jeter les bases d’un projet durable avec la Palestine et connaissant votre volonté d’agir au plus près des Palestiniens, nous vous invitons à participer à une première rencontre
samedi 21 février 2009 à 11 heures, Réfectoire de l’Ecole François Villon, 10 rue Nain à Roubaix.
Nous profiterons de la présence et de l’expérience de
Philippe Nouveau, président de l’Association Dunkerque-Gaza
Claude Nicolet, président du Réseau de Coopération Décentralisée avec la Palestine
Bernard Ravenel, président de l’AFPS et de la Plateforme des O.N.G. françaises pour la Palestine.
Le comité d’appel :
Christine Poulain AFPS
Abdelkrim Abdesselam Union Locale CGT Roubaix
Thérèse Jacquot PCF Wattrelos
Jacques Fontaine Parti Socialiste Roubaix
En diminuant de 42 % pour 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme la suppression des associations intervenant sur l’accueil, l’information et l’orientation pour la contraception, la fécondité, la sexualité ; mission confiée en 1967 par la Loi Neuwirth (légalisation de la contraception).
La suppression des financements pour ces actions entraînera la disparitions d’1/3 des associations ! Soutenez le planning et participez à ses actions !
Pour soutenir le Planning Familial et défendre le droit à l’information, à l’éducation, à la sexualité, pour toutes et pour tous, signez la pétition.
sur le site du Planning : planning-familial.org