Nul ne peut rester indifférent aux évènements tragiques que vit cette partie du monde depuis trois semaines.
Nous condamnons le recours au terrorisme et nous souhaitons comme beaucoup une paix juste au Proche Orient.
La situation invite cependant à abandonner toute langue de bois .
Il existe un droit international, l’ONU en est le garant.
Israël ne peut pas faire comme si tout cela n’existait pas et mener ses opérations de guerre avec l’aval de Georges Bush.
En Palestine d’abord.
Un soldat israëlien est enlevé le 27/6 et sans hésitation, Israël sanctionne tout un peuple, procède à des arrestations massives d’élus, de ministres de l’Autorité Palestinienne et bombarde dans l’indifférence générale.
Rappelons au passage que des centaines de prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israëliennes attendent un "éventuel" procès depuis plusieurs années.
Tout un peuple est sanctionné et ses institutions DEMOCRATIQUEMENT élus sont punies.
Pour venir à bout d’activistes, c’est toute la société palestinienne qui est attaquée au moment où Mahmoud Abbas, président de l’Autorité Palestinienne amenait le Hamas à reconnaître implicitement Israël
Au Liban, ensuite où il n’est pas admissible dans un système fondé sur le droit qu’un Etat ( Israël), au prétexte de l’enlèvement de deux de ses soldats, prenne en otage 3 millions de civils et détruise l’infrastructure d’un Etat voisin ( Liban).
Il n’est pas admissible dans un système fondé sur le droit que la communauté internationale, en tout cas celle qui a le pouvoir d’arrêter ce genre de conflit ( USA, Europe), se taise et reste ou complice ou impuissante.
Il n’est pas admissible qu’un Etat ( Iran), engagé dans une partie de bras de fer sur le front du nucléaire, ouvre par Hezbollah interposé un nouveau front.
De toutes manières ce sont bien les populations civiles notamment les enfants qui sont les premières victimes du cynisme général.
La situation que vit aujourd’hui le centre social Carpeaux n’est malheureusement ni nouvelle ni unique.
Ils sont nombreux dans notre région, dans notre pays, les centres sociaux en souffrance.
Il sont inquiets, les salariés des centre sociaux face à un avenir incertain.
C’est tout le tissu associatif qui souffre ajourd’hui, notamment à Roubaix
Le secteur associatif, c’est d’abord des salariés ( plusieurs centaines sur notre ville) et c’est aussi des bénévoles, administrateurs, militants, habitants du quartier.
Le travail de ces acteurs associatifs, de ces militants, de ces bénévoles est un travail difficile, souvent ingrat, mais ô combien indispensable pour donner du sens au vivre ensemble.
Ils mènent dans les quartiers un travail irremplaçable, avec des moyens limités, souvent remis en question, en tout cas à renégocier chaque année avec les financeurs. Ils vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête ; certains salariés ont déjà connu des licenciements ou des réductions d’horaire.
L’Etat, un des financeurs du centre social, , malgré ses dires, n’est pas au rendez-vous aujourd’hui. En considérant les subventions aux associations comme une simple variable d’ajustement de son budget, il met en cause la continuité même de l’action publique, puisque les associations contribuent au maintien du lien social et assurent des missions de service public.
Pour les associations, c’est le retour à la précarisation des activités et des salariés.
La mobilisation des salariés et des usagers du centre social Carpeaux est massive et importante pour l’avenir.
La section de Roubaix du Parti Socialiste leur apporte son soutien sans réserve ; elle demande que le travail du centre social soit reconnu, stabilisé et pérennisé pour la plus grande satisfaction des habitants."
Suite à une condamnation de la Cour européenne de justice pour ne pas avoir transposer une directive de 2001 dans le droit français, le conseil des ministres a présenté, le 8 février, un projet de loi pour encadrer l’expérimentation et la commercialisation des organismes génétiquement modifiés (OGM).
Ce, sans aucune concertation avec les différentes composantes de la société : consommateurs, chercheurs, agriculteurs et associations.
En effet, ce projet de loi omet, notamment, de mentionner explicitement le principe de précaution sur lequel repose la directive.
Ceci à l’heure où des chercheurs australiens, des biologistes italiens, ainsi que l’Institut d’Ecologie Génétique de l’Université de Tromsö en Norvège viennent de jeter au travers d’études recemment parues ( cf Le Monde du 9 février 2006) le doute sur la totale inocuité des OGM.
De plus, les reculades successives du gouvernement et le retard pris en matière d’OGM depuis trois ans ont favorisé la dissémination secrète d’OGM un peu partout en France ».
Ainsi, en 2005, la France est entrée dans la liste des 21 pays qui cultivent des OGM alors que plus de 60% de la population se prononce contre, et que 19 régions françaises ont voté contre les essais OGM en plein champ.
C’est l’une des raisons pour laquelle, le Parti socialiste réitère « son opposition à la diffusion commerciales des plantes génétiquement modifiées par des multinationales, qui installe le soupçon sur l’ensemble des travaux de génie génétique, et leurs possibles applications ultérieures dans les domaines de la santé et de l’environnement ».
Il renouvelle par ailleurs son « soutien à la recherche fondamentale conduite dans la transparence, et sur un nombre de sites réduits, par des organismes publics.
La stèle en mémoire des harkis inaugurée il y a quelques mois par René Vandierendonck au nom de la ville de Roubaix, a été souillée il y quelques jours.
Acte imbécile de quelques jeunes, acte politique malveillant...
Nul ne le sait aujourd’hui.
Très rapidement, la ville et notamment les élus socialistes ont tenu à marquer leur réprobation et à condamner ces actes.
Tout cela s’est fait en concertation avec les associations roubaisiennes représentatives des harkis.
S’est posé pour nous la question de l’expression publique.
Nous avons souhaité que les élus socialistes s’expriment, le maire en tête pour exprimer la solidarité de la ville et de sa population.
Faut-il entrer dans le jeu du " moi, je défends mieux que les autres les harkis parce que je le dis dans le journal"
Nous pensons que non.
C’est pourtant le parti pris de l’UMP roubaisienne qui va jusqu’à suspecter la gauche de proximité avec les auteurs de cet acte.
Le calendrier est têtu ; il nous rappelle que chaque jour nous rapproche d’échéances électorales et qu’au jeu de la démagogie et du clientélisme, l’UMP n’a de leçons à recevoir de personne.